Depuis ces dernières semaines, notre pays est entré dans la crise économique et financière dont les conséquences sociales se font déjà sentir. On peut craindre qu’en 2009, le nombre de personnes
précaires et au chômage augmentent fortement et que le pouvoir d’achat ne progresse pas.
Les réponses de Sarkozy et Fillon ne sont pas à la hauteur. Elles privilégient la finance à l’humain et au concret. Dans d’autres domaines, c’est aussi la crise, crise de confiance dans la
Justice avec le malaise des magistrats et dans les prisons, crise dans l’éducation et crise dans l’audiovisuel public avec une forme de retour de l’ORTF où l’Elysée décide de tout. Et ne parlons
pas de la retraite à 70 ans et du travail le dimanche.
De plus, au moment où l’on célèbre le 60ème année de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, ce combat commence ici, en France : contre les fichages généralisés, contre la violation des
droits des migrants, contre les pratiques policières douteuses, contre les procédures de justice expéditives, contre la détection des risques de délinquance dès l’âge de trois ans et contre
l’emprisonnement dès l’âge de 12 ans.
Le paysage politique à gauche évolue avec l’émergence du Nouveau Parti Anticapitaliste d’Olivier Besancenot, la création du Parti de Gauche autour de Jean-Luc Mélenchon et le dernier congrès des
Verts où une motion de synthèse a rassemblé 75 % des adhérents mais aussi un Parti Communiste profondément divisé.
Pourtant avec la crise du capitalisme, jamais la gauche n’été aussi légitime pour proposer un autre modèle de société. Dans un dernier sondage, 71 % des personnes interrogées considèrent que le
PS n’a pas de projet alternatif. Hors sans un PS fort, la gauche ne peut pas gagner. Pour se renforcer, le PS doit envoyer des signaux forts à l’opinion : le rassemblement de 100 % des
socialistes doit être le premier.
Alain Rouquier
Secrétaire de section de Réalmont
Membre du Conseil fédéral PS 81