Communiqué de la Fédération du Tarn du Parti Socialiste.
La crise financière a provoqué une grave crise économique dans notre Pays entraînant une crise sociale sans précédent. Un ralentissement de l’activité économique et une montée de la
précarité déjà perceptibles dans le Tarn. Les principaux secteurs touchés sont le secteur de l’automobile, du bois, du tourisme où les réservations sont en nette baisse et la grande distribution
avec la baisse du pouvoir d’achat.
Mais le bâtiment est sans commune mesure la branche qui connaît la situation la plus délicate. Conséquences ? Les carnets de commandes des entreprises, (notamment de sous-traitance) baissent au
point que certaines d’entre elles ont recours au chômage technique ou aux congés imposés, quand elles ne licencient pas leurs salariés. Pour la seule entreprise Compobaie, sur 164 salariés dans
le Tarn, 53 seront licenciés. Autre exemple, Eda, grossiste alimentaire à Albi a annoncé un plan de restructuration (19 licenciements sur 113 emplois)…
Le nombre de mises en liquidation va malheureusement augmenter avec des conséquences dramatiques sur l’emploi. Avec 64 000 demandeurs d’emplois en plus, notre pays vient de connaître la plus
forte hausse du chômage de toute son histoire. En quatre mois, 160 000 chômeurs sont venus grossir les rangs de l’ANPE. Fin juin 2008, le Tarn comptait près de 10 850 personnes à la recherche
d’un emploi à temps partiel et à durée indéterminée, soit 4,1 % de plus qu’un an plus tôt. Les premiers touchés sont les jeunes de moins de 25 ans.
A cette crise économique s’ajoute désormais une crise sociale profonde. La précarité et les inégalités augmentent. Concrètement, cela se traduit par une augmentation du nombre de Rmistes dans le
Tarn, près de 150 bénéficiaires supplémentaires en l’espace de seulement trois mois. Qu’il s’agisse d’un paiement ponctuel d’un loyer, d’une facture d’électricité, ou de bons alimentaires, ils
sont de plus en plus nombreux aujourd’hui à solliciter une aide financière d’urgence auprès des CCAS. Le nombre de ménages qui ont des impayés de loyer de plus de 2 mois a explosé et les dossiers
de surendettement s’empilent. Autre signe symptomatique de la situation actuelle, les demandes de logements sociaux augmentent. Aujourd’hui, avec la baisse du pouvoir d’achat, la hausse des
loyers, ce sont des actifs, des retraités, des familles monoparentales qui ne parviennent plus à se loger ou à se nourrir. Triste signe des temps…
Le Parti Socialiste condamne cette politique qui, chaque jour, voit Nicolas Sarkozy distribuer sans contrepartie des milliards d’euros d’argent public aux banques et dans le même temps ne rien
faire pour ai¬der les familles en difficulté confrontées à la baisse de leur pouvoir d’achat.
Dans un contexte de crise exceptionnelle et sans précédent par son ampleur et sa violence, le Parti socialiste fait des propositions d’urgence pour venir en aide aux plus démunis et soutenir
l’investissement nécessaire à la relance de l’activité économique. C’est tout l’enjeu du contre plan de relance présenté par Martine Aubry le 21 janvier dernier.
La fédération du Parti socialiste du Tarn soutient le mouvement de grève intersyndical du 29 janvier auquel elle s’associera aux côtés de tous ceux qui souffrent aujourd’hui des conséquences
d’une crise aggravées par les choix économiques et sociaux du Gouvernement.