
Fin 2008, la Mairie de Réalmont a
souhaité « faire des économies » dans l’encadrement des enfants qui mangent à la cantine du Groupe scolaire Jacques Durand. Dans le but de faire ces économies, en évitant d’embaucher tout le
personnel nécessaire à l’encadrement des enfants, la Mairie n’a trouvé comme solution que de faire diminuer le nombre d’enfants qui mangent à la cantine.
Elle a ainsi informé les familles que seuls seront acceptés les enfants dont les deux parents travaillent. Autrement dit, quand un ou deux parents ne travaillent pas, leur enfant n’a pas accès à
la cantine. Certains diront que c’est une mesure de bon sens. Nous, socialistes, pensons que cette mauvaise idée est profondément injuste et inefficace.
Injuste parce qu’elle frappe les familles socialement les plus précaires qui n’ont peut-être pas la possibilité d’offrir en permanence un repas complet et équilibré à leurs enfants, ce que permet
la cantine municipale.
Injuste encore parce qu’elle crée une différence entre les enfants, ceux qui ont le droit et les autres qui doivent rentrer chez eux, créant ainsi une discrimination à l’accès pour tous au
service public de la restauration scolaire.
Inefficace enfin parce que cette démarche ne permet pas « d’économiser » un seul emploi de façon durable.
Si nous avions été présents à la Mairie de Réalmont, nous socialistes, n’aurions jamais pris une telle mesure.
Nous demandons à la municipalité de Réalmont d’abandonner cette démarche inefficace qui ne fait économiser aux contribuables que des « petits bouts de chandelles ». Nous voulons que soit rétabli
l’égal accès de tous les enfants à la cantine publique de Réalmont.
Après l’affaire « Compobaie » en janvier dernier où la Mairie de Réalmont a été totalement absente aux côtés des salariés, nous déplorons que les élus municipaux de notre Commune n’aient pas à
l’esprit le sens de la justice sociale, de la réalité gestionnaire et de l’intérêt général.
Pour la section PS de Réalmont,
son Secrétaire, Alain Rouquier.
Texte adopté à l'unanimité des présents
à la réunion de section du 4 mars 2009.