2009 est une année particulière pour les socialistes tarnais car c’est
celle de l’anniversaire de naissance de Jean Jaurès en 1859 et de Jacques Durand en 1939. Nous, socialistes réalmontais, souhaitons rendre hommage à celui qui aurait eu 70 ans cette année s’il
n’était pas disparu si tôt le 5 janvier 1991.
Après ses premières armes au sein de la Convention des Institutions Républicaines, Jacques Durand adhère au Parti Socialiste en 1970, et devient secrétaire de la Section de Réalmont, où
demeurent ses attaches familiales. Membre de la Commission Exécutive Fédérale cinq ans plus tard, il va présider la Fédération Départementale des élus socialistes et républicains en 1976. En
1973, il était entré au Conseil Municipal de Réalmont.
Encore jeune militant, il rencontre André Billoux, Député, et Georges Spénale. Les deux hommes resteront, toute sa vie, les références de son action. Suppléant de Georges Spénale en 1977, deux
ans après, Jacques Durand, âgé de 40 ans, gagne le siège de Conseiller Général du canton de Réalmont. Au Conseil Général, il occupera la place de Président de la Commission des Travaux Publics
et des Transports.
Après l’élection de François Mitterrand à la Présidence de la République, le 10 mai 1981, Jacques Durand s’affirme comme chef de file des Socialistes tarnais pour la reconquête de l’Assemblée
Départementale.
Les élections cantonales de 1982 consacrent sa victoire. Jacques Durand devient le nouveau Président du Conseil Général. Homme de terrain, il assume avec fermeté ses nouvelles responsabilités.
Il cherchera toujours un dialogue harmonieux avec l’opposition.
Un an plus tard, c’est la place de Maire de Réalmont qu’il remporte. Au mois d’août de la même année, le décès de Georges Spénale le conduit au Palais du Luxembourg, où il va siéger comme
Sénateur du Tarn.
Réélu Conseiller Général du canton de Réalmont en 1985, il ne quittera plus son siège de Président. Jusqu’à l’issue fatale.
Si l’année 1986 marque une rupture dans sa carrière politique, puisque Jacques Durand perd les élections sénatoriales, 1988 confirmera sa Présidence au Conseil Général par l’élargissement très
net de sa majorité.
De Jacques Durand, Président du Conseil Général du Tarn, l’histoire retiendra qu’il fut le premier Président de la Décentralisation. Pour ses collègues, pour ses collaborateurs, le discours
qu’il prononça le 5 décembre 1990 gardera une valeur particulière. Jacques Durand souhaitait alors concrétiser avec eux un " espoir de renouveau ".